Akpe na wo Montréal !

(Merci à toi Montréal)

J’ai beau me trouver des excuses à l’année longue pour « ne pas avoir le temps d’écrire », arrive toujours cette saison où je ne peux plus garder pour moi toutes les belles (re)découvertes permises par Montréal. Cette année, les signes avant-coureurs ont pointé le bout de leur nez depuis environ 2 semaines, mais le déclic a eu lieu hier soir!

Commençons par le fameux déclic. Pour ceux qui vivent dans une bulle hermétique (ou qui sont rattrapés par les nombreuses occupations de la vie), le Festival de Jazz de Montréal bat son plein depuis le 29 juin… Et bien m’en a pris de partir à l’aventure, sur la base de la description des artistes. L’agréable surprise de la soirée? Les Campbell Brothers! Tout a commencé avec une version particulière mais ô combien savoureuse de Wade in the water. Les pièces instrumentales se sont enchaînées à un rythme intéressant, l’hommage à John Coltrane était plus que réussi et les quelques pièces chantées avaient totalement leur place.  En plus, cette sortie m’a fait découvrir de nouvelles guitares: la lap steel et la pedal steel (excusez mon ignorance, lol). Par contre, même si tous les musiciens étaient excellents, je dois décerner une palme spéciale à Carlton Campbell, le batteur!!! Avez-vous déjà vu un musicien ne faire qu’un avec son instrument, s’isoler dans son monde et en même temps réussir à vous y embarquer, littéralement en transe? C’est ce qui est arrivé pendant le solo de drum. J’étais tellement époustouflée (et une bonne partie du public avec moi je crois) que je n’ai même pas pensé à en filmer un extrait à partager 😦 . Mais la bonne nouvelle dans cela, c’est que je profite à fond du moment présent 😉

Campbell Brothers

(Crédit photo: Festival International de Jazz de Montréal)

Au cours de l’heure qui a précédé, j’ai été en Éthiopie grâce à Krar Collective. Même si je connaissais déjà le groupe depuis leur passage en 2012 ou 2013 (ma mémoire flanche un peu en ce moment, ou est-ce de la paresse?), c’était comme si je les redécouvrais. Mes goûts personnels ne les mettent pas forcément sur ma playlist quotidienne, mais j’aime leur son, leur énergie et surtout les belles couleurs des tenues de Genet Assefa, la chanteuse du groupe. D’ailleurs, ses talents de danseuse et la rapidité avec laquelle elle se changeait (5 tenues en 50 min de show) m’ont impressionnée.

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(Crédit photo: Festival International de Jazz de Montréal)

 

Pêle-mêle

Si vous en avez l’occasion, je vous suggère fortement d’assister au spectacle du collectif Hyfricans ou à ceux des membres individuels qui le composent. « Hyfricans présente un concept unique dans lequel les musiques contemporaines (Soul, R&B, Pop, Electro, etc.) et les musiques traditionnelles Africaines s’enrichissent mutuellement et prennent une nouvelle forme. » Je ne l’aurais pas mieux dit.

Leur plus récente production a eu lieu le 23 juin et disons que j’ai aimé commencer mes célébrations de la Saint-Jean quelque part à la croisée de l’Afrique et du reste du monde. Je ne voudrais pas faire de jaloux mais le maniement des mots par Franck Laté Lawson et l’énergie de Laetitia Zonzambe+1 … À expérimenter à tout prix!

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(Crédit photo: page Facebook Hyfricans)

 

Petit clin d’oeil également à Abel Maxwell qui était au Upstairs  Jazz Bar & Grill récemment. Lui, il est sur ma liste « à voir en spectacle live au moins une fois ». Généreux avec son public, EXCELLENT pianiste, vous ai-je dit que vous deviez le voir en vrai coûte que coûte? (répétition devient acquisition… 😉 )

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(Crédit photo: page Facebook Abel Maxwell)

 

Et puisqu’on garde souvent le meilleur (ou le préféré) pour la fin…

Quelqu’un peut-il m’expliquer comment Maxwell fait pour avoir 43 ans? Oui, black don’t crack mais quand même!!!

Il s’est fait désiré… Avec tout le respect que je dois à tous les artistes, les DJ qui ont fait la 1ère partie m’ont plutôt rendue impatiente (question de goût je suppose). Mais les presque 2 heures d’attente en ont valu la peine! Sa voix, la musique, sa générosité, son humilité et tout le reste… De l’émotion pure, simple et profonde. En fait, à défaut de pouvoir bien expliquer tout ce que j’ai ressenti, je ne dirai qu’une chose: le concert du 4 juillet 2016 est dans mon top 5 de tous les concerts auxquels j’ai assisté dans ma jeune vie! And Maxwell: I LOVE YOU (cliché, mais vrai!)

Gros bémol cependant: l’acoustique du lieu ne rendait pas hommage au talent et au travail dont nous avons été témoins. Aussitôt que tous les instruments embarquaient, on perdait énormément les voix. Dommage…

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(Crédit photo: Mariel Rosenblüth)

 

Le mot de la fin

Le Festival International Nuits d’Afrique démarre le 12 juillet. Avec la liste impressionnante d’artistes venus de tous horizons, je ne sais pas encore comment je vais réussir à assister à autant de spectacles en si peu de temps. Souhaitez-moi bonne chance 😉

 

PS: pour de la couverture live et mon actualité musicale, faites un tour sur ma page: Enam Ayélé

 

Énamoureusement vôtre 😀

Je ne vous oublie pas… prise 2

Je ne voyais pas d’autre morceau que celui-là pour vous dire à quel point l’écriture me manque. Certes, j’ai beaucoup écrit au cours de la dernière année, mais dans des contextes différents. Malheureusement, les nombreuses occupations (et excuses) n’ont pas comblé le vide: écouter un artiste dans le but d’en parler, raconter des concerts, échanger avec des mélomanes…. ça ne se remplace simplement pas.

Depuis quelques semaines, je me dis que je dois m’organiser pour recommencer à vous parler de mes coups de coeur, mes sorties…. et mes projets 😉 . Alors quand j’ai reçu un courriel m’indiquant que j’avais mon accréditation pour le Festival des Nuits d’Afrique 2015, j’ai su que c’était le déclic que j’attendais. On reprend donc les bonnes habitudes!!!

À très bientôt…

Enamoureusement vôtre 😀

On chante! On danse! Et plus si affinités…..

Une des choses que j’adore de l’été à Montréal, c’est la floraison de festivals plus tentants les uns que les autres. Au cours des derniers jours, j’ai essayé de faire le plein de concerts, même si j’aurais voulu avoir le don d’ubiquité pour en profiter plus.

 

nomadic massive

 

Énergie et diversité!

C’est ce que j’ai retenu du groupe Nomadic Massive. Entre une musique bien pensée, des artistes au talent indescriptible, des textes réfléchis et bien plus, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer ou de penser à autre chose. La synergie du groupe m’a vraiment donné envie d’en savoir plus, alors gardez un oeil ouvert, je devrais vous en reparler plus en détails bientôt 😉

Une interrogation reste cependant: « à quel moment est-ce qu’ils respirent? » (je vais poser la question à un des membres et je vous tiens au courant!)

 

just woan

 

Terrasse et cocktail…

C’est ce qu’il m’aurait fallu pour la présentation officielle du deuxième album de Just Wôan, Ikomo. En tout cas c’est comme ça que je me suis sentie. Vous savez: le genre de musique que tu aimes sans trouver les mots justes pour décrire tout ce que tu apprécies? Je me voyais rentrer du boulot, mettre en boucle les deux albums de l’artiste, me glisser dans des vêtements confortables, me verser un verre (l’abus d’alcool nuit lol), m’installer sur une chaise longue au balcon, avec éventuellement Chéri dans les parages, et simplement savourer un moment de douceur.

Mais ça, c’est sans noter ma jalousie (oui oui oui, ça m’arrive, je ne suis pas parfaite): les acrobaties que fait cet homme en voix de tête??? Lawd have mercy!

 

le R

 

R comme dans Relève

La première fois que j’ai rencontré Le R, c’était à Ottawa dans le cadre du festival franco-ontarien. On n’a pas eu le temps de beaucoup échanger, et encore moins de savourer sa musique. Alors j’ai béni les heures de bureau flexibles qui m’ont permis d’assister à son spectacle hier jeudi en après-midi. Ce que j’ai le plus aimé? La facilité avec laquelle il a embarqué le public dans ce voyage D’une rive à l’autre ;), faisant danser même les plus récalcitrants. Affaire à suivre….

 

FINA 2014

 

Mes coups de coeur pour le reste du festival

Les goûts et les couleurs ne s’expliquent pas. Mais puisqu’il faut choisir (et peut-être faire découvrir)…:

  • ce soir vendredi à 18h40, la diva sud-africaine Lorraine Klaasen. Vous connaissez mon admiration pour l’artiste, alors pas besoin de plus d’explications
  • demain samedi à 14h25: my afropolitan sister Veeby. D’abord parce que j’aime ce qu’elle fait, ensuite parce que….. je serai sur scène avec elle 🙂
  • juste après elle, la parade Brésil en fête qui sera riche en couleurs, comme toujours
  • le bal de l’Afrique enchantée à 21h30. Il y a des choses qui se vivent plus qu’elles ne se racontent alors si vous avez du temps….
  • à peu près tout de la journée de dimanche, pour profiter du soleil mais aussi du marché Tombouctou et des nombreuses activités offertes.

Toute la programmation extérieure se trouve ici.

 

Enamoureusement vôtre 😀