Les jeudis à Montréal…

Je m’apprêtais à paraphraser « les dimanches à Bamako », mais mon manque d’inspiration légendaire a encore frappé…

Bref! j’étais au concert d’Amadou et Mariam hier (jeudi). Pour tout vous dire, je suis arrivée au Métropolis à reculons. Pourtant, il s’agit d’un duo que j’aime bien….

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J’ai râlé

Commençons par ce qui m’a agacée, on en aura fini avec ça! Je sais qu’il y a souvent des contraintes horaires. MAIS LE SOUNDCHECK (en patois du Québec, pour les avocats de la francophonie: le test de son) EST CAPITAL et on devrait y consacrer le temps et l’énergie nécessaires. Parce qu’hier, les instruments couvraient les voix, celles de Mariam et de la choriste étaient étouffées et par moment, je me suis demandé s’ils avaient un bon retour sur scène… 😦

L’autre frustration vient de mes frères africains et moi (je plaide coupable, ça m’est arrivé plus d’une fois): pour des gens venant d’un continent réputé chaleureux, où on fait la fête, on exagère!!! On vient à un concert, on s’assied ou on s’adosse dans un coin et on bavarde toute la soirée, avec quelques maigres applaudissements ici et là pour faire comme les autres. Mon frère, ma sœur, si tu es là pour faire jasette comme on dit ici, va prendre un café ou va marcher sur le Mont-Royal! :p

J’ai kiffé

Ce fut comme d’habitude un plaisir de retrouver ce duo qui me rappelle que:

  • ce que certains considèrent comme un handicap n’est pas un obstacle. Il faut vouloir et se donner les moyens de réaliser ses rêves
  • l’art n’a aucune barrière! Ni physique, ni verbale (ils ont beau chanter en d’autres langues que le français, on reçoit leur message)
  • un des meilleurs moyens de réunir les peuples reste la musique, celle là qui transforme les émotions et sensations en mélodies…

Danser et fredonner avec des centaines d’autres personnes que je ne croiserais pas autrement dans cette vie est toujours pour moi une source de renouvellement. Et Amadou et Mariam nous ont une fois encore fait voyager. Un clin d’œil spécial à la choriste qui s’est avérée une danseuse exceptionnelle (son cardio doit être très bon, si je me fie à comment elle bougeait sur scène tout en ne manquant aucune de ses entrées vocales!)

Je suis peut-être arrivée à reculons, parce que fatiguée, mais je suis repartie un peu plus légère, guillerette 😀

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Mes prochaines sorties/mes recommandations

En attendant les spectacles extérieurs gratuits, et si votre week-end le permet:

  • aujourd’hui, 14 juillet: Jesse Royal à 21h au Théâtre Fairmount
  • samedi 15 juillet: Kae Sun à 21h à La Sala Rossa
  • dimanche 16 juillet: le RDV Mandingue à 20h30 au Balattou
  • en bonus, lundi 17 juillet: Just Wôan à 20h30 au Balattou (vous ne voulez vraiment mais vraiment pas le rater)

La programmation complète ici.

Et vous, qui sont vos chouchous de cette édition des Nuits d’Afrique?

Enamoureusement… 😉

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Irrécupérable je suis!

« Il faut que je sache à quoi ressemble mon horaire des prochains mois. »

« Bon, en m’organisant un peu, je peux trouver le temps d’écrire mais je ne sors plus trop. De quoi vais-je parler? »

« Non mais qui ça intéresse vraiment mes préférences musicales? »

« Ah et puis zut, c’est déjà le temps des fêtes de fin d’année. On verra au retour des vacances… »

« Comment ça les festivals ont déjà commencé? Et pourquoi mon horaire se remplit du jour au lendemain? »

Irrécupérable

 

Comme vous pouvez le constater, je suis une spécialiste en procrastination. S’il y avait une formation universitaire dans le domaine, j’obtiendrais un doctorat avec mention spéciale du jury!!!
Tout ça pour vous dire que même si je ne vous ai pas parlé depuis longtemps et que les Francofolies et le Festival de Jazz de Montréal sont histoire du passé pour cette année 2017 (je reviendrai d’ailleurs sur mes découvertes et récriminations prochainement), je ne saurais laisser passer sous silence le Festival International des Nuits d’Afrique (un de mes chouchous, malgré tout) qui commence…. roulement de tambour… AUJOURD’HUI !!!

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Est-ce que je vais pouvoir y être tous les jours? Pas sûre 😦 (Entre la moitié de mes amis qui se marient, le travail et mes nouvelles passions, ce ne sera même pas la faute à la paresse). Mais promis promis promis : je ferai des vidéos live sur ma page Facebook Enam Ayélé et des compte-rendus pour les absents.

Mes premières suggestions : Delgres au Club Balattou à 20h30 aujourd’hui (mardi 11 juillet), Tété au Club Balattou ou Amadou et Mariam au Métropolis à 20h30 ce jeudi 13 juillet.

La programmation complète ici.

Au plaisir de vous parler au moins pendant les 10 prochains jours 🙂

PS: je lance une brigade d’auteurs alors si tu as envie de contribuer à ce blog, une fois en passant ou sur une base régulière, de Montréal ou d’ailleurs… fais-moi signe!

Enamoureusement… 😉

Akpe na wo Montréal !

(Merci à toi Montréal)

J’ai beau me trouver des excuses à l’année longue pour « ne pas avoir le temps d’écrire », arrive toujours cette saison où je ne peux plus garder pour moi toutes les belles (re)découvertes permises par Montréal. Cette année, les signes avant-coureurs ont pointé le bout de leur nez depuis environ 2 semaines, mais le déclic a eu lieu hier soir!

Commençons par le fameux déclic. Pour ceux qui vivent dans une bulle hermétique (ou qui sont rattrapés par les nombreuses occupations de la vie), le Festival de Jazz de Montréal bat son plein depuis le 29 juin… Et bien m’en a pris de partir à l’aventure, sur la base de la description des artistes. L’agréable surprise de la soirée? Les Campbell Brothers! Tout a commencé avec une version particulière mais ô combien savoureuse de Wade in the water. Les pièces instrumentales se sont enchaînées à un rythme intéressant, l’hommage à John Coltrane était plus que réussi et les quelques pièces chantées avaient totalement leur place.  En plus, cette sortie m’a fait découvrir de nouvelles guitares: la lap steel et la pedal steel (excusez mon ignorance, lol). Par contre, même si tous les musiciens étaient excellents, je dois décerner une palme spéciale à Carlton Campbell, le batteur!!! Avez-vous déjà vu un musicien ne faire qu’un avec son instrument, s’isoler dans son monde et en même temps réussir à vous y embarquer, littéralement en transe? C’est ce qui est arrivé pendant le solo de drum. J’étais tellement époustouflée (et une bonne partie du public avec moi je crois) que je n’ai même pas pensé à en filmer un extrait à partager 😦 . Mais la bonne nouvelle dans cela, c’est que je profite à fond du moment présent 😉

Campbell Brothers

(Crédit photo: Festival International de Jazz de Montréal)

Au cours de l’heure qui a précédé, j’ai été en Éthiopie grâce à Krar Collective. Même si je connaissais déjà le groupe depuis leur passage en 2012 ou 2013 (ma mémoire flanche un peu en ce moment, ou est-ce de la paresse?), c’était comme si je les redécouvrais. Mes goûts personnels ne les mettent pas forcément sur ma playlist quotidienne, mais j’aime leur son, leur énergie et surtout les belles couleurs des tenues de Genet Assefa, la chanteuse du groupe. D’ailleurs, ses talents de danseuse et la rapidité avec laquelle elle se changeait (5 tenues en 50 min de show) m’ont impressionnée.

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(Crédit photo: Festival International de Jazz de Montréal)

 

Pêle-mêle

Si vous en avez l’occasion, je vous suggère fortement d’assister au spectacle du collectif Hyfricans ou à ceux des membres individuels qui le composent. « Hyfricans présente un concept unique dans lequel les musiques contemporaines (Soul, R&B, Pop, Electro, etc.) et les musiques traditionnelles Africaines s’enrichissent mutuellement et prennent une nouvelle forme. » Je ne l’aurais pas mieux dit.

Leur plus récente production a eu lieu le 23 juin et disons que j’ai aimé commencer mes célébrations de la Saint-Jean quelque part à la croisée de l’Afrique et du reste du monde. Je ne voudrais pas faire de jaloux mais le maniement des mots par Franck Laté Lawson et l’énergie de Laetitia Zonzambe+1 … À expérimenter à tout prix!

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(Crédit photo: page Facebook Hyfricans)

 

Petit clin d’oeil également à Abel Maxwell qui était au Upstairs  Jazz Bar & Grill récemment. Lui, il est sur ma liste « à voir en spectacle live au moins une fois ». Généreux avec son public, EXCELLENT pianiste, vous ai-je dit que vous deviez le voir en vrai coûte que coûte? (répétition devient acquisition… 😉 )

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(Crédit photo: page Facebook Abel Maxwell)

 

Et puisqu’on garde souvent le meilleur (ou le préféré) pour la fin…

Quelqu’un peut-il m’expliquer comment Maxwell fait pour avoir 43 ans? Oui, black don’t crack mais quand même!!!

Il s’est fait désiré… Avec tout le respect que je dois à tous les artistes, les DJ qui ont fait la 1ère partie m’ont plutôt rendue impatiente (question de goût je suppose). Mais les presque 2 heures d’attente en ont valu la peine! Sa voix, la musique, sa générosité, son humilité et tout le reste… De l’émotion pure, simple et profonde. En fait, à défaut de pouvoir bien expliquer tout ce que j’ai ressenti, je ne dirai qu’une chose: le concert du 4 juillet 2016 est dans mon top 5 de tous les concerts auxquels j’ai assisté dans ma jeune vie! And Maxwell: I LOVE YOU (cliché, mais vrai!)

Gros bémol cependant: l’acoustique du lieu ne rendait pas hommage au talent et au travail dont nous avons été témoins. Aussitôt que tous les instruments embarquaient, on perdait énormément les voix. Dommage…

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(Crédit photo: Mariel Rosenblüth)

 

Le mot de la fin

Le Festival International Nuits d’Afrique démarre le 12 juillet. Avec la liste impressionnante d’artistes venus de tous horizons, je ne sais pas encore comment je vais réussir à assister à autant de spectacles en si peu de temps. Souhaitez-moi bonne chance 😉

 

PS: pour de la couverture live et mon actualité musicale, faites un tour sur ma page: Enam Ayélé

 

Énamoureusement vôtre 😀