On chante! On danse! Et plus si affinités…..

Une des choses que j’adore de l’été à Montréal, c’est la floraison de festivals plus tentants les uns que les autres. Au cours des derniers jours, j’ai essayé de faire le plein de concerts, même si j’aurais voulu avoir le don d’ubiquité pour en profiter plus.

 

nomadic massive

 

Énergie et diversité!

C’est ce que j’ai retenu du groupe Nomadic Massive. Entre une musique bien pensée, des artistes au talent indescriptible, des textes réfléchis et bien plus, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer ou de penser à autre chose. La synergie du groupe m’a vraiment donné envie d’en savoir plus, alors gardez un oeil ouvert, je devrais vous en reparler plus en détails bientôt 😉

Une interrogation reste cependant: « à quel moment est-ce qu’ils respirent? » (je vais poser la question à un des membres et je vous tiens au courant!)

 

just woan

 

Terrasse et cocktail…

C’est ce qu’il m’aurait fallu pour la présentation officielle du deuxième album de Just Wôan, Ikomo. En tout cas c’est comme ça que je me suis sentie. Vous savez: le genre de musique que tu aimes sans trouver les mots justes pour décrire tout ce que tu apprécies? Je me voyais rentrer du boulot, mettre en boucle les deux albums de l’artiste, me glisser dans des vêtements confortables, me verser un verre (l’abus d’alcool nuit lol), m’installer sur une chaise longue au balcon, avec éventuellement Chéri dans les parages, et simplement savourer un moment de douceur.

Mais ça, c’est sans noter ma jalousie (oui oui oui, ça m’arrive, je ne suis pas parfaite): les acrobaties que fait cet homme en voix de tête??? Lawd have mercy!

 

le R

 

R comme dans Relève

La première fois que j’ai rencontré Le R, c’était à Ottawa dans le cadre du festival franco-ontarien. On n’a pas eu le temps de beaucoup échanger, et encore moins de savourer sa musique. Alors j’ai béni les heures de bureau flexibles qui m’ont permis d’assister à son spectacle hier jeudi en après-midi. Ce que j’ai le plus aimé? La facilité avec laquelle il a embarqué le public dans ce voyage D’une rive à l’autre ;), faisant danser même les plus récalcitrants. Affaire à suivre….

 

FINA 2014

 

Mes coups de coeur pour le reste du festival

Les goûts et les couleurs ne s’expliquent pas. Mais puisqu’il faut choisir (et peut-être faire découvrir)…:

  • ce soir vendredi à 18h40, la diva sud-africaine Lorraine Klaasen. Vous connaissez mon admiration pour l’artiste, alors pas besoin de plus d’explications
  • demain samedi à 14h25: my afropolitan sister Veeby. D’abord parce que j’aime ce qu’elle fait, ensuite parce que….. je serai sur scène avec elle 🙂
  • juste après elle, la parade Brésil en fête qui sera riche en couleurs, comme toujours
  • le bal de l’Afrique enchantée à 21h30. Il y a des choses qui se vivent plus qu’elles ne se racontent alors si vous avez du temps….
  • à peu près tout de la journée de dimanche, pour profiter du soleil mais aussi du marché Tombouctou et des nombreuses activités offertes.

Toute la programmation extérieure se trouve ici.

 

Enamoureusement vôtre 😀

 

Plus rien ne m’étonne…

Comment ça plus rien ne m’étonne? Bien sûr que je suis étonnée tous les jours, par une pluralité d’événements/de choses….. La preuve hier soir à l’Olympia!!!

Je n’aurais pas voulu être à la place des présentatrices ou des dignitaires, hués par la foule pour la simple et bonne raison que le public attendait une seule personne: TIKEN JAH FAKOLY. Et je tiens à lever mon chapeau (imaginaire 😛 ) à Élété qui a su, avec ses musiciens, faire patienter une salle déjà acquise à l’ambiance festive. L’essouflement ressenti entre certaines chansons n’enlève rien à une prestation pleine d’énergie. Il faut dire que les jeux de rein du chanteur et les charmantes danseuses n’étaient sûrement pas là pour calmer les esprits….

 

élété

 

Et puis, à 21h30, celui que le public montréalais attendait avec impatience après un RDV manqué en 2012 (on se souvient tous de cette fameuse histoire de visa…..) nous a enfin gratifiés de sa présence. Présenté comme « le Bob Marley » africain, Tiken Jah nous a fait vibrer, chanter, danser (à en découvrir des muscles insoupçonnés), sauter, crier (à en perdre la voix) pendant près de 2h. Aucun vide, aucune baisse d’énergie, aucun moment de malaise malgré des vérités très crues. Car, la langue de bois ne fait pas partie de ses compétences. Qu’il s’agisse de conscientiser la jeunesse africaine (et par ricochet mondiale), de rappeler à l’ordre les hommes au pouvoir en Afrique ou d’invectiver les « puissants » de ce monde, Tiken ne mâche pas ses mots et on aime ça!

 

tiken1

 

Mention spéciale:

  • aux musiciens et choristes de talent qui ont partagé la scène avec ce grand artiste et qui ont contribué au succès du show
  • aux techniciens du son et éclairagistes qui ont assuré (malgré une  salle dont l’acoustique me fait parfois grincer des dents)

Au final, je suis rentrée chez moi des étoiles dans les yeux, des micro-révolutions dans la tête, le coeur rempli d’espoir…. et j’en passe.

Et pour ceux qui se demandent si Nuits d’Afrique n’est pas fatigué d’inviter tout le temps les mêmes artistes (lol), je n’ai qu’une chose à dire: certains méritent de revenir encore et encore! Et tous ceux qui ont scandé Tiken Jah à plusieurs reprises au cours de la soirée ne me contrediront sûrement pas 😉

 

Plus de photos du concert ici (et ailleurs). Merci à Kaji Kaji.

Pour les absents, une vidéo ici et une autre 🙂

La programmation complète du Festival ici.

 

Enamoureusement vôtre 😀

Le tour du monde (ou presque) en 2 semaines

Oui, tour du monde car le Festival International Nuits d’Afrique a démarré hier mardi soir au Club Balattou. Et ce n’est un secret pour personne que ce festival en est un de brassage et de métissage….

Malgré la pluie (ou peut-être à cause d’elle, pas de BBQ ni de terrasse), c’est une salle assez comble qui a réservé un accueil bien chaleureux à Banda Kakana.

 

 

Ce que j’ai aimé:

  • la voix de Yolanda Kakana: j’y ai perçu par moments les émotions qu’elle voulait exprimer, aussi bien dans les tons de grave que dans quelques envolées qui feraient des jalouses chez certaines sopranos
  • la cohabitation des langues (portugais, anglais, changane, emacua et chope) qui nous a permis de partir au Mozambique, les 2 pieds pourtant bien ancrés à Montréal
  • la complicité avec les musiciens (Azaria Aroue à la guitare, Fanuel Julio à la bass, Raimundo Mavele et Figueiredo Zita au clavier, Joaquim Mucave à la batterie/percussions): en plus de l’accompagner comme il faut aux choeurs, leur jeu laissait la place qu’il faut à la voix de la chanteuse

 

banda kakana

 

Ce qui m’a moins plu:

  • après la 3ème chanson, j’ai rapidement eu une impression de déjà entendu. Le niveau d’énergie est resté quasiment identique tout le temps, de sorte que je suis partie avant la fin du concert, sans avoir l’impression que j’allais manquer grand-chose. Dommage…..
  • je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais à en découvrir plus sur les traditions musicales du Mozambique. Au lieu de cela, j’ai entendu beaucoup d’influence jazz et latine modernes. Certains me traiteront de puriste arrièrée, mais… chacun ses goûts, n’est-ce pas?

 

Au final, si j’ai passé un moment agréable avec d’autres mélomanes, je suis restée sur ma faim. Alors disons que pour moi, le vrai lancement du Festival, ce sera ce soir avec Tiken Jah Fakoly (ou avec Yao pour ceux qui ne peuvent se rendre au Métropolis)

 

Plus de photos du concert de Banda Kakana ici. Merci à Kaji Kaji 🙂

 

La programmation complète du Festival ici.